Imprégnation japonaise pour petits et grands.


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Le mot de la fin ...

Publié à 11:50, le 6/04/2018,
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Je suis très reconnaissante envers César et Prune qui ont été tous deux de formidables acteurs de leur voyage, complices entre eux et avec nous,  Même le vol retour a été facile. Nos enfants ont été capables d'une grande souplesse, que nous n 'avons nous-même pas toujours alors merci ! 

Le Japon était une première pour moi : une première rencontre avec une société (trop) moderne et (trop) riche non occidentale. Outre l’aventure familiale qui a été au premier plan tout au long de ces semaines nipponnes, j’aime me rendre compte de ce que je sais déjà intellectuellement mais que je n’expérimente pas au quotidien : à quel point l’Histoire détermine ce que nous sommes. On ne peut comprendre les peuples qu’au travers de leur Histoire et celle des japonais est particulière car elle a été longtemps épargnée de la colonisation européenne. Leur culture est unique et bien moins influencée que d’autres endroits de la terre. Mais Charle a remarqué un changement très important depuis 10 ans, le monde s'homogénise et la Japon va dans cette tendance aussi.

 

Souvent, j’ai l’impression qu’en Europe, on pense détenir une sorte de vérité et nous faisons une lecture cynique des autres cultures. Evidemment, je suis bien française et toute la culture « kawaï » des japonais comme aller dans un bar pour caresser des chats, mettre des manteaux aux chiens et les assoir dans des landaus, avoir 40 ans et s'émouvoir devant une mascotte Hello Kitty, est fortement éloignée de moi. Mais en même temps, elle l’est tout autant que d’oublier que pour voyager on doit survoler des pays qui obligent leur population à venir se réfugier en Europe, merci Gille de me l’avoir rappelé. Cette culture du rejet et de la peur est aussi éloignée de nous que les bars à chats. Comme quoi un individu ne représente pas son pays totalement et qu’il est facile de faire des raccourcis hasardeux. Mais on a le droit d’en rire et heureusement ! 

 

 

Il ne me reste plus qu'à me refaire des films de Kitano ou d'autres réalisateurs japonais pour me replonger un peu dans cette atmosphère que j'ai tant aimé ! A bientôt à la maison (dans laquelle on a apporté la règle des chaussons, vous verrez c'est sympa :-) ! )

 


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L'heure du bilan

Publié à 06:24, le 6/04/2018,
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Objectif réussi : notre imprégnation a bien eu lieue et il en fallait de peu pour que l’on se sente nous même habitants de Tokyo. Notre appareil photo se sent de plus en plus rejeté ces derniers temps et nos photos du départ nous amusent car elles semblent vraiment sans intérêt (on en a quand même quelques centaines, faut pas se leurrer). 

Ce que j’ai aimé par-dessus tout : la baisse de vigilance totale. Se promener en libérant son esprit des considérations matérielles ou des peurs de perdre quelque chose. J’ai testé : j’ai oublié mon ordinateur dans le train (bon César et moi commencions à sympathiser avec une famille … on s’est déconcentrés de la procédure de sortie du train … mea culpa) et je n’ai jamais douté : je savais qu’on le retrouverait. Aucun stress (pour de vrai !) on est au Japon ! 

C’est ça la baisse de vigilance ; un copain de Charles, Bruno, qui vit au Japon depuis 10 ans, nous a dit qu’à long terme c’est extrêmement reposant.

Aussi, j’aime la façon dont les japonais vivent ensemble.

Dans les onsen (bains chauds publics), aucun regard même furtif ne s’est posé sur mon corps nu, c’est aussi ça le japon. On ne te regarde pas, on respecte ton intimité sans curiosité, c’est pour ça que l’on voit défiler des personnes farfelues, elles ne subissent le regard ni curieux ni moqueur des autres.

Pas de jugement en apparence sur l’apparence. Pourtant, chacun semble maîtriser la sienne avec un grand souci du détail.

J’adore leur organisation sociale : pas de quartier riche ou pauvre, des maisons devant lesquelles sont garées des voitures de luxe côtoient des taudis, l’obsession de la sécurité les conduit à une grande bienveillance : au parc on nous conseille de mettre de l’anti-moustiques à certains endroits, dans le bus, on n’est prévenu quand celui-ci démarre en nous conseillant de bien nous tenir, le respect pour les bébés, dans les restau on est 4 personnes et non deux adultes et deux enfants (Prune a donc le droit à sa serviette lave-main, son gobelet, son bol ainsi qu’une cuillère qui ne servent à rien puisqu’elle est toujours allaitée).

Un bain de foule japonais c’est bon.

Une foule prévisible et pacifiste. Même un dimanche au parc de Shinjuku Goyuen, on se sent bien. C’est une ville calme, peu pollué, silencieuse presque comme à la campagne.

J’ai aimé la propreté mais surtout le respect pour celui qui y contribue en nettoyant les parties collectives. Le petit bonhomme qui traverse la foule dans les couloirs du métro en pleine heure de pointe avec son petit aspirateur est remercié par les usagers. Celui qui est en charge des poubelles (et les déchets ça il y en a) sur les terrasses publiques (oui on n’est pas obligé de consommer pour s’installer) semble vraiment être une personne importante dans la communauté. Chacun participant à sa façon à la chorégraphie d'ensemble. 

 

Pour Charles, ce voyage a été réussi aussi, il a aimé notre aventure de famille et a savouré d’avoir le temps d’être dans le présent que tous les 4. 

Il a adoré la nourriture et le fait qu’on ne mange pas de pain et beaucoup de poisson (j’ai appris que le pain, la viande et les produits laitiers n’étaient absolument pas consommé des japonais jusqu’au milieu des années 50 du siècle de ma naissance…époque où le Japon a commencé son ouverture occidentale). 

Aussi, il flashait à tous les coins de rue sur les petits bonzaïs ou tout autre plante miniature très « kawaï ». Il admire le sens du détail des japonais.

Par contre, son dos et son bassin n’ont que très moyennement aimé les futons même s’il trouve que vivre au sol est vraiment agréable. 

Je pense qu’il aurait bien aimé faire une virée nocturne mais il a eu l’occasion de sortir un soir avec un ami d’enfance rencontré par le plus grand des hasards, dans un restau de tofu à Kyoto. Une rencontre fortuite qui tombait à pique pour organiser une sortie dans les bars de nuit !

 

César a aimé le Japon et on espère qu’il ne perde pas tous ses souvenirs dès son retour. On va les entretenir car ils sont une grande richesse pour lui. 

Désormais, il pourra courir avec son amie Léanne sur les trottoirs lyonnais. J’espère toutefois, qu’il n’oubliera pas de regarder à gauche quand il traverse car ici, la circulation est alternée. 

Il s’est fait un copain de 6 ans qui s’appelle Jules (…) et dont la maman est la « maîtresse » des Sakuras, et qui a, d’ailleurs, une maison à Saint Laurent de la Salanque où elle vient tous les étés.

 César a compris que l’on pouvait parler plusieurs langues, par exemple « la dame elle dit sumimasen parce qu’elle parle chjaponnais ». 

Ce qu’il n’a pas trop aimé se limite, je pense, aux moments où on le pressait un peu pour aller à l’école alors qu’il voulait prendre son temps pour regarder le paysage ! Je pense qu’il n’a pas créer de liens avec les copains des Sakuras qui étaient un peu plus jeunes que lui.

Il est malgré tout très heureux de rentrer au Mas Gaffard.

 

Prune a aimé passer du temps avec nous, elle a récolté beaucoup de « oh kawaï ! »  …  mais ce qu’elle a préféré c’est jouer avec son frère sur les futons, se faire câliner par ses parents « pour se faire plaisir » (comme dit César), prendre du sable dans ses mains et le laisser glisser sur ses jambes dans le bac à sable. 

Ce qu’elle n’a pas aimé ; être prise dans les bras par d’autres personnes, les gens qui parlent fort (oui il y en a : les autres bébés !), être caressée par des inconnus, se faire arracher des mains un jouet avec lequel elle s’amusait.

 

De mon côté, cette aventure a renforcé mon envie de m’installer, un jour, en Asie. Et de repartir à l’aventure avec ma bande !

 

 

 

 

 

 


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Dimanche 24° ? Tous au parc pour le dernier Hanami !

Publié à 03:43, le 3/04/2018,
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Les Sakuras de Kagurazaka

Publié à 17:47, le 30/03/2018,
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Ouf ! on est rentrés à temps pour Hanami !

Publié à 17:41, le 30/03/2018,
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C’est sous une pluie de pétales blancs de Sakuras que nous avons été accueillis à Tokyo. En dix jours, Tokyo est passé de l’hiver au printemps avec un contraste très net : des boulevards fleuris, des bébés pieds et jambes nus, une chaleur douce et humide. Tokyo semblait nous dire Welcom back home.

A peine rentrés, les enfants se sont mis à jouer et à rire ensemble, ils étaient heureux de retrouver leur bon vieux tapis vert tout usé ainsi que leurs futons poussiéreux.

On a déshabillé la table en lui ôtant le système de kotatsu et avons filé au toboggan pour renouer avec le plaisir de ne rien faire. Depuis, on chasse les Sakuras à coup de balades interminables et d’appareil photo (sur ce coup-là, on n’est pas qualifiés et que timidement équipés comparés à certains amateurs qui sont carrément armés, mais bon, il y en a partout de belles photos de Sakuras sur le net si vous voulez vous régaler).

Ici, les Sakuras sont plus qu’un phénomène ordinaire c’est une véritable allégorie de la vie ; belle, éphémère et impermanente.

Non vraiment il n’y a pas d’équivalent chez nous en termes d’effervescence florale et d’engouement unanime.

La ville de Tokyo entière est en fleur, c’est incroyable. Le Japon entier se réveille d’un long hiver, chaque région à son rythme mais toutes se réveillent à coup des pétales blancs sur fond de ciel bleu.

Précédemment dans mon blog, j’ai confondu un sakura avec un prunier du Japon. Tous sont des Prunus mais le prunier arrive en premier au mois de février, il est plus rose et il s’appelle Ume. Prune s’appelle Ume Chan car on ajoute Chan aux prénoms féminin. L’Ume commence donc à réchauffer les cœurs avant les euphorisants sakuras.

 


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PPMS tremblement de terre

Publié à 17:04, le 30/03/2018,
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Endormie, je n'aurais pas senti si je n'avais pas entendu Charles en bas me crier " il y en a une ! tu sens ???",  et oui effectivement  mon corps s'est balancé quelques secondes de droite à gauche d'une façon tonique mais avec peu d'amplitude. On a donc eu une secousse ! 

César est bien plus au courant que nous des consignes de sécurité en cas de tremblement de terre violent car il a fait une simulation avec sa classe qui a l'air très fun ! 

 

 


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César à l'épreuve de la tentation.

Publié à 16:25, le 30/03/2018,
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Les japonais travaillent tellement qu’ils mettent leur santé en jeu. Ils sont d’ailleurs le seul peuple au monde à avoir un mot pour décrire la mort d’un individu par excès de travail : le karoshi.

Les syndicats ont mené un combat contre les managers abusifs et en réclamant un plafond d’heures supplémentaires. C'est même devenu la cause nationale du gouvernement qui a tenté de les légiférer en les limitant à 100 heures par mois.

Ici, les heures de présence tuent mais ne sont pas forcément productives. Le problème c’est qu’à l’échelle individuelle, la soumission à l’autorité (ou le respect dû au supérieur hiérarchique) est difficile à remettre en cause.

Alors ils bossent et quand ils ne travaillent pas, ils consomment ; dans des gigantesques Mall avec des grand-huit à l’intérieur, des produits dérivés de séries et mangas, des produits de geeks … Travailler tant pour consommer …

Le fait que 10 millions de Tokyoïtes aient besoin de se déplacer, d’acheter, de boire, de manger, de faire pipi dans des toilettes qui nettoient les fesses, d’acheter un téléphone portable puis un autre plus récent, d’avoir une connexion internet rapide et fiable fait réfléchir sur la gestion des ressources de la planète.

Ce n’est pas trois crevettes qui sont pêchées mais plusieurs tonnes par jour. Leur (légitime) obsession de la fraicheur doit sans doute faire beaucoup de gaspillage.

Alors eux, plus nous, plus les américains, plus les chinois, plus l’obsolescence programmée, plus plus plus … ça fait froid dans le dos. Il suffit de trainer dans les quartiers commerciaux comme Shinjuku, Shibuya ou Akihabara pour être sidéré devant le nombre totalement fous d'objets qui sont produits dans le monde.

Je comprends aujourd'hui qu'il y a des personnes pour qui le monde "est devenu un marché". C'est une vision du monde, limitée, mais tristement actuelle.

 


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On ne sera pas seuls dimanche ...

Publié à 16:19, le 30/03/2018,
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Avec les bâches bleues, on réserve sa place de pique-nique dominicale dès le jeudi ! 


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Tori-i (portail en bois pour symboliser le passage du profane au sacré)

Publié à 16:05, le 28/03/2018,
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Les nuits en auberge traditionnelle : le ryokan

Publié à 15:47, le 28/03/2018,
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Depuis une semaine, nous sommes en vadrouille. 

Nous voulions connaître les auberges japonaises traditionnelles (Ryokan) et nous avons été servis ! L’avantage à être en famille c’est de pouvoir tester les chambres familiales qui nous changent de notre mouchoir de poche tokyoïte. A nous les grands salons et les tatamis partout ! 

Les enfants ont adoré les premiers jours mais nous commençons clairement à fatiguer car nous devons sortir pour aller manger chaque soir après de denses journées de visites. Et oui, la fièvre du touriste est difficile à refreiner une fois lancée.

Le dernier Ryokan de Takayama était très prisé des japonais, d'ailleurs, on se sentait encore plus patauds de ne pas entrer dans la danse des chaussons avec fluidité.

Aussi, les murs étaient en papier de riz, on pouvait tout entendre entre les chambres (même voir un peu dans l’embrasure si on est curieux …) et on n’entendait personne alors que l’auberge était pleine.

On est arrivé en retard deux fois au repas (sur 3...mais pas de beaucoup) et on se sentait bêtes car tous les japonais étaient à l'heure et que l'accueil a dû nous téléphoner pour que l'on descende...

On a deux petites excuses mais tout de même, je pense que l'heure donnée chez nous a une valeur plus approximative qu'au Japon.

Alors ici, on a eu l'air cons parfois, ou français, ou insoumis ... il nous faudra plus de temps je pense pour assurer sur tous les tableaux.

D'ailleurs, Charles et moi n'exerçons pas nos petites insoumissions aux même règles : Charles a plus de difficultés à respecter les règles de circulation collective ou les règles de chaussures hors de la maison alors que je peux m'y soumettre totalement sans problème, par contre, j'ai plus de difficultés à ne pas faire de bruits dans les transports quand je suis avec les enfants... ou à arriver pile-pile à l'heure.  

J'ai lu une blague qui disait que pour faire sauter des japonais d'un bateau il fallait crier "sauter tous!"  alors que pour faire sauter des français il fallait dire "ne sautez pas".

C'est vrai qu'en étant à l'étranger, on peut distinguer quelques normes et valeurs qui définissent ce que l'on est, de celles qui reflètent notre culture. 

Je suis impatience de rentrer à la maison à Tokyo, car notre trip, bien que très chouette, est un peu long et nous oblige à faire du tourisme ce qui est moins confortable avec les petits baroudeurs qui resteraient volontiers à la balançoire pour l’un et sur l’herbe pour l’autre…

Toujours cette impression de survoler qui me laisse un arrière-goût de « à quoi bon ». Et puis Tokyo c'est un peu chez nous maintenant ... 

Heureusement, dans notre voyage, cette escapade est plutôt une parenthèse que notre réalité depuis un mois et demi. 

 

Les petits chaussons de César : 

 

 


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On a appris que les carpes n’aimaient pas les cacahuètes au wasabi.

Publié à 15:43, le 28/03/2018,
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On a bu des cafés dans la rue en jouant au train * (que Prune conduisait) *(au bus pardon, m'a dit César)

Publié à 15:40, le 28/03/2018, Takayama
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Alors finalement, à Takayama on a flâné … on a exercé notre japonais en mettant Prune en appât devant une bande de mamies sympas.

Publié à 14:45, le 28/03/2018,
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On a mangé un dessert au matcha chaud dans un café qui avait une moquette rouge et moelleuse.

Publié à 14:35, le 28/03/2018,
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Takayama, au loin, les Japanese Alps

Publié à 14:28, le 28/03/2018, Takayama
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Palais japonais ?

Publié à 13:38, le 28/03/2018,
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Le soir, on mange très tôt vers 18h30 / 19h mais ce n’est pas si tôt pour les japonais. 

A Kyoto, notre Ryokan ne faisait pas de service de repas et nous nous sommes retrouvés deux fois le bec dans l’eau avec tous les restaurants du quartier complets, heureusement un petit restau qui ne payait pas de mine nous a accueilli à deux reprises.

Notre japonais est un peu plus étendu alors nous avons pu créer des liens.

C’est d’ailleurs dans ce dernier restau de Kyoto que j’ai réalisé que mon palais commençait à s’habituer à la cuisine japonaise et à trouver des subtilités que je ne sentais pas avant.

C’est notamment le cas du tofu que je n’aime pas en France et pour lequel je commence à avoir un peu d’amitié (surtout celui au sésame). Le sésame est d’ailleurs, avec le riz et le soja, un des ingrédients que l’on retrouve à chaque repas décliné d’innombrables façons. 

Si les sushis, les ramens et les pâtes soba ont trouvé une place en France, il y a tellement d’autres plats inconnus et surprenants qu’il faut parfois se montrer curieux pour s’aventurer derrière les tenugui (sortes de tissus flottant devant les portes coulissantes) qui annoncent discrètement l’entrée des restaurants. 

Le repas traditionnel que nous avons pris à Takayma, a été une véritable expérience ; nous étions totalement à l'aise dans notre yukata (vêtement de bain) enfilé après le passage aux Onsen (les fameux bains chauds japonais) et ensuite parce qu'au centre de la table, poissons et brochettes rôtissaient sur de la braise tandis que des micro-portions d'aliments apparaissaient et disparaissaient dans des assiettes de formes et de tailles différentes et dans un ordre qu'on ne comprend pas toujours.

On voulait essayer, on l'a fait mais le soir c'est pas confortable pour les enfants et donc pour nous non plus.

 

 

 


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Dans le train direction Takayama ; la montagne !

Publié à 18:06, le 26/03/2018,
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Quelques jours à Kyoto

Publié à 03:48, le 26/03/2018,
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A Kyoto, j’ai vu des choses qui ne m’ont rien rappelé. J’ai souvent, à tort, le réflexe de faire des analogies quand je découvre un nouveau lieu. Les uns me font penser aux autres.

Mais à Kyoto, même si j’ai eu une vague réminiscence de Hué (on ne se change pas), j’étais surprise en permanence.

Déjà, l’incroyable quantité de temples shinto, bouddhiste, ou branche du bouddhisme comme la secte Zen (qui met en avant la méditation zazen que l’on retrouve parfois en France), et leur sobriété, mais aussi, les jardins !

Le Zen est une branche du bouddhisme, il se pratique dans un cadre épuré. Des pièces vides mis à part les tatamis et souvent, des jardins minéraux très rigoureusement entretenus.

Nous avons eu la chance de faire le bon choix d’aller visiter l’enceinte du Daitoku-ji qui était ce jour là boudée par les visiteurs. Cet endroit est une sorte de lotissement de temples zen. Nicolas Bouvier a eu la chance d’y vire en acceptant un poste de gardien. Un lotissement encore habité aujourd’hui car seuls 4 temples sont ouverts au public sur les 23.

C’est un endroit calme et nous y étions avec César, qui, bien que calme, n'a que 3 ans. 

C’est un endroit plein de millions de cailloux et nous y étions avec César qui, bien que raisonnable, adore les cailloux.

Les visites n’étaient donc pas si zen mais heureusement il y avait quelques passages sur les pas japonais qui prenaient tout leur sens !

Malgré la visite familiale agitée, j’ai aimé voir à quel point les religions sont influencées par la culture du pays : le détail, la rigueur, le raffinement japonais, la pudeur aussi, se retrouvent clairement dans ces lieux bouddhiques.

L’après-midi nous avons visité le temple Ginkaku-ji qui a un jardin de mousse totalement féérique, on était dans Alice au pays des Merveilles (sans pilule). Ensuite on a longé le chemin de la philosophie (en vrai pas sur France Culture) et là encore, c’était incroyable. A deux jours des Sakuras, ces sentiers étaient déserts. La journée fut belle.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Les japonaises en portent un devant et un derrière : on n'a pas tenté.

Publié à 03:36, le 26/03/2018,
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Au marché Nishiki de Kyoto, on a à peu près tout goûté !

Publié à 16:39, le 22/03/2018,
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Malheureusement pour moi, il y a très souvent du lait de vache dans les pâtisseries et les plats. C’est parfois difficile, mais je tiens bon pour Prune !

Charles m’a fait remarquer à quel point les allergies alimentaires sont une double peine ; d’abord la glace au sésame noir m’a faite rêver (je pensais qu’elle était au lait de soja exclusivemnet), mais en plus, suivant les gens, certains peuvent dénigrer et semblent dire « passe ton chemin ».

Mais là, c’est partout pareil, si certains sont infectes, d’autres sont empathiques et humains. Ces derniers nous offrent de beaux moments d’échange en japonais et puis, bah les autres, ne nous intéressent pas !

 


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Chateau de Nijo-jo : la résidence du premier shogun

Publié à 16:38, le 22/03/2018,
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Quand l’Europe ouvrait ses comptoirs et formait ses colonies, le Japon restait tourné sur lui-même en menant une politique d’isolement. Cette politique appelée le Sakoku était menée par le shogunat Tokugawa (15 générations de 1600 à 1860 environ) et mena le Japon vers 250 ans de paix et de prospérité.

C’est à cette époque que les castes garantissaient un système féodal ferme (système des castes et des daimyos) et que le Shogun contrôlait ses seigneurs (toujours ces fameux Daimyos) en les forçant à vivre 6 mois par ans à Edo. On appelle ce temps l’Ere d’Edo.

Le premier Shogun fit construire sa résidence à Kyoto alors que la capitale était Edo (Tokyo) et c’est ce château que nous avons visité.

César a dormi tout le long de la visite et quand il s’est réveillé, il a voulu y retourner pour voir le shogun. Je lui ai dit qu’il était mort depuis longtemps mais comme je ne savais pas où était son corps, il a voulu le chercher. Il doit être incinéré comme le sont tous les japonais, mais je n’en avais pas la certitude alors j’ai rien dit. On a cherché ses traces et des images le représentant, et c'était bien plus amsusant. 

Ci dessous, il y a bel et bien 3 couleurs de pelouse différentes !!! 

Prune, elle, n'a rien loupé de la visite ! 

 


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Nos futons au Ryokan de Kyoto

Publié à 16:33, le 22/03/2018,
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Un samedi avec des copains !

Publié à 04:50, le 20/03/2018,
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Ce samedi, nous avons revu Julie et sa fille Mila (qui a exactement l’âge de Prune car elle est née le 21 septembre mais à l’heure française elle est du 20 septembre !) accompagnée de son mari Masaki qui est franco-japonais.

Nous avons passé une journée exceptionnelle (bon César un peu moins car il était le seul à ne pas avoir d’homologue de son âge) : balade au parc de Hamarikyuteien, visite du marché au poisson de Tsukiji, d’un temple et conversation longue autour d’un café.

Le soir, nous sommes allés chez eux pour manger des œufs de saumon achetés le matin avec des blinis faits maison par Julie qui est franco-russe. Grâce à eux, nous avons appris beaucoup de choses sur la vie au Japon.

Ce matin, en amenant César aux Sakuras (école) j’ai passé un petit moment avec une française qui a sa fille dans la même école que César. En fait, si nous nous expatrions au Japon, je pense que l’on finirait par fréquenter surtout des franco-japonais car le réseau français va vite (ils ne sont plus si nombreux depuis le 11 mars 2011) et que l’on se recroise souvent dans cette grande ville. Il y a bien les femmes japonaises des français mais de ce que l’on m’a dit, elles ne parlent pas français et sont souvent discrètes.

On a rencontré aussi un des français actif dans la communauté française et il a fait la même école que Charles et sa femme est instit à l’Alliance française … ils nous ressemblent trop ceux-là, on ne va pas les revoir !  

Dans les parcs, il y a toujours quelques plantes en fleurs dans les jardins japonais. Au fil des mois, les jardins se transforment. Là c'était à fond les colzas avant l'arrivée des Sakuras qu'on va certainement louper car, amateurs, nous partons à Kyoto lors de l'arrivée des fleurs de Tokyo, et quittons Kyoto quand ce sera son tour, pour aller à Takayam où il n'y a pas de sakuras, pour revenir à Tokyo lorsque ce sera "presque" fini ... No comment.

Juste avant la chute qui écrasera quelques fleurs ... (on est pas encore japonais)

   

 


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Joyeux 6 mois Ume Chan !

Publié à 04:40, le 20/03/2018,
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Qui savoure les nouvelles perspectives qu'offre la position assise ? 


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Un peu d'Histoire dans notre histoire.

Publié à 04:05, le 20/03/2018, Tokyo
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Si l’égalité entre les hommes est inscrite dans notre déclaration des droits de l’homme et au cœur de chacune de nos cellules, la hiérarchie et l’ordre appartiennent à la croyance profonde des japonais. Chacun à sa place.

J’arrive à concevoir que la hiérarchie rassure mais je ne deviendrais jamais japonaise pour cette même raison ; l’égalité entre les sexes, entre les âges, entre les groupes socio-économique est un idéal auquel je ne pourrais jamais renoncer.

Mais ici, c’est différent.

La courtoisie japonaise est un art qui ne laisse rien au hasard ; les japonais se saluent et varient le registre de langage suivant s’ils s’adressent à un inférieur ou à un supérieur. J’avais déjà rencontré cela au Vietnam où le pronom personnel varie selon l’âge de la personne et son rang dans la filiation.

Les japonais doivent un respect infini aux personnes « supérieures » (et oui je ne peux pas m’empêcher de mettre des guillemets) notamment : les femmes aux hommes, les plus jeunes aux ainés, les salariés à leur patron, les employés à leurs clients etc. En tant que client, je peux vous dire qu'avec le mot "arigatogusaimas" on peut rester quelques secondes avant de se quitter et ce, devant le magasin car la vendeuse te suit,  même si tu viens d'acheter un gateau à 200 yens ! 

On nous a raconté qu’aucun salarié ne part avant que le patron ait quitté les lieux. Il y a quelques années, le projet de ne pas interrompre les métros la nuit avait été discuté, mais le syndicat des travailleurs a fait valoir que plus personne n’oserait rentrer chez lui la nuit. Au moins, avec une fermeture à minuit, les employés ont une raison de rentrer chez eux quand le patron s’éternise.

On peut rappeler que cette société a connu l’organisation en castes « dans l’ordre » :

- samouraïs

– paysans

– artisans

– commerçants

+ les parias, 

sous un système féodal bien établi, mais, contrairement à l’Europe, le Japon encourageait la mobilité sociale et aucune forme de bourgeoisie oppressive n’est apparue. 

Finalement, au Japon, il n’y a pas cette rigidité sociale que nous connaissons si bien en France.

Et si chaque caste était méticuleusement définie par un code de conduite (des droits et devoirs assez rigoureux pouvant aller jusqu’au code vestimentaire, le type de parapluie, le montant des dépenses pour les mariages et les enterrements …), elle jouissait de garanties sérieuses et respectées ; même les parias.

On est donc loin de nos « privilèges » à la française, donc pas de révolution ni coupage de tête. Aussi, on autorisait les mariages inter-castes donc une fille de commerçant (la caste avant les parias) pouvait parfaitement épouser un samouraï. Les richesses circulaient grâce à cette souplesse.

Chacun à (et "a" ?) sa place et celui qui déborde s’en trouve sévèrement puni.

L’organisation féodale de l’ère d’Edo (le temps de la séparation des pouvoirs ; spirituels pour l'Empereur, et politique pour le Shogun) prévoyait que n’importe quel citoyen eut la possibilité d’adresser une doléance directement au shogun : un fermier peut se plaindre de son seigneur (daimyo) et obtenir justice.

Les castes dites supérieures demeuraient elles-aussi à l’intérieur des limites bien définies et remplissaient des obligations connues.

Ainsi, les japonais ont assimilé cette hiérarchie à la notion de sécurité.

Ici, on prouve son intégrité et son courage en se conformant au code. Le banditisme a été jugulé avec cette organisation de société.

A Tokyo, il suffit de peu de temps pour se rendre compte que ce système a laissé des traces.

Les japonais n’ont pas l’air d’être un peuple de mous soumis à un régime autoritaire, ils gardent donc en eux, l’idéal d’une société ordonnée et sécure.

Parfois c’est presque un ballet de danse : la fluidité de mouvement des personnes dans les couloirs du métro, qui traversent collectivement les rues au feu vert, il y a quelque chose de beau.

Je pense que s’il est une névrose collective au japonais c’est bien la névrose obsessionnelle ; chacun à sa place, chaque chose à sa place dans un collectif harmonisé.

Le désordre n’est pas esthétique : les chaussons doivent être parallèles, et je dirais même que malgré leur silence, notre attitude doit les déranger parfois.

C’est donc vrai : nous avons l’impression que nous ne risquons pas d’être volés : nous retrouvons toutes nos affaires là où nous les avons laissées, nous avons considérablement baissé notre niveau de vigilance quand on marche dans la rue, la nuit, dans les couloirs du métro. C'est baisse de vigilance c'est zen pour le coup : pleinement entrain de faire du tobogan lorsque tu ne surveilles pas tes affaires ! 

Et nous essayons d’entrer dans la danse avec notre poussette et nos deux mini-voyageurs, mais c’est un art qui nécessiterait quelques mois de plus. On est encore trop bruyants, maladroits et patauds !  (et on s'amuse un peu dans les rues...)

 

 


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